celibEt voilà, jour de ma fête je fête aussi les 2 ans de séparation d’avec le père de mes ladies…L’eau a coulé sous bien des ponts depuis, pour moi comme pour les autres, mais elle ne coule pas à la même vitesse pour tout le monde. Ils sont quelques uns autour de moi à s’être séparés puis à avoir retrouvé cette fameuse âme sœur en 2 ans, et il y a moi, et d’autres. Vous connaissez la fable du lièvre et de la tortue ?  Elle ne fait pas vraiment exprès d’arriver la dernière cette petite bête dans sa carapace, mais elle est tenace, et elle arrive au bout. Alors qu’est-ce que j’ai dépassé sur la route depuis ? Eh bien je ne suis pas mécontente : fini les bagarres de grand chemin avec le père des ladies,  fini les rencontres hasardeuses avec ceux qui ont voulu me faire croire que j’étais sur la ligne d’arrivée alors que j’en étais encore bien loin. Et puis la course, cela devient une drogue quand on y a pris gout. Le but ne devient plus la seule arrivée, mais le chemin en soi. Respirer les parfums de la terre après la pluie, ré apprendre à saisir la magie de la lumière dans mon Canon, re découvrir des plaisirs oubliés comme une bonne partie de glissades à la patinoire avec des copains ou une belle ballade à cheval, (tout ça c’est un peu difficile pour une tortue, mais avec les moyens d’aujourd’hui tout est possible, du moment qu’on veut bien sortir la tête !). Cette route et ceux qui m’ont aidée depuis que j’ai entrepris de la parcourir m’ont permis de découvrir que j’avais beau être célibataire, je n’étais toujours pas disponible et j’avais encore beaucoup de choses à découvrir. Je me suis rendue compte que je n’avais pas vraiment envie de rencontrer quelqu’un au fur et à mesure que je me faisais…draguer, solliciter, bref, que les gentils lièvres (comme dans l’histoire, je ne vais pas faire de parallèle trop facile avec de vulgaires lapins, quoi que…) commençaient à tourner autour du potager (bon, oui, là, c’est moi le potager…) parce que c’est bien connu, dans l’histoire, ils ne réfléchissent pas, ils ont le temps, ils voient court terme, alors que moi, je sais qu’avant la ligne d’arrivée, celle qui est au bout du chemin, il n’y a que des faux-semblants, ça y ressemble, mais cela n’en a ni la saveur, ni la consistance. J’ai donc compris que je me racontais des histoires en pensant que la porte leur était ouverte quand tout ce que je trouvais à faire devant eux, c’était de projeter une image déformée de ma réalité, comme si je n’avais pas envie qu’ils y rentrent vraiment,  pour me laisser le temps de m’occuper de mes ladies, de mon boulot, de ma maison…et de moi. Je l’ai compris aussi quand je me sentais tout d’un coup plus légère après avoir décidé que non, je ne devais pas les revoir… Un éléphant dans un couloir n’aurait pas été plus clair. Quand j’en aurai terminé avec les préoccupations du moment, quand je me serai vraiment retrouvée, ce sera certainement plus simple de voir la vie à deux, parce que pour l’instant il n’y a pas de place pour d’autres amours que mes deux têtes blondes. Mais rien ne sert de courir…