01 novembre 2012

Etre une femme ou comment se pourrir la vie toute seule...

princePourquoi sommes nous (nous les femmes) si compliquées ? Comment arrivons-nous à nous pourrir la vie sur de simples « et si » …et si il ne voulait pas continuer (alors qu’il me propose des projets à plusieurs mois), et si il s’ennuyait avec moi (alors qu’il passe maintenant des semaines entières avec moi quand je n’ai pas les ladies), et s’il ne me trouvait pas jolie (bon, là, il est un peu avare en compliments, mais il m’avait prévenue) et si-je-ne-sais-quoi-encore…Tout ça parce qu’à la base il n’a tout simplement pas répondu à notre dernier message, enfin, au mien en l’occurrence. Je dois reconnaître que nous sommes très fortes. Et le pire, c’est que c’est quand même généralisé, j’ai mené mon enquête,  même s’il y en a certainement qui sont plus malines.

Alors la bonne nouvelle dans tout ça, c’est que Monsieur et moi nous sommes toujours ensemble (c’est même une très bonne nouvelle au bout de 4 mois ½ !), mais - et là c’est ma schizophrénie qui reprend le dessus – dès que j’ai mon costume de super maman sur le dos, je repars 2 pas en arrière sur les 3 que je venais de gagner. Donc oui, j’avance, mais avec la lenteur de la tortue. Et le plus compliqué c’est que je suis sûre quelque part que j’imagine les pires des scénarii uniquement pour justifier que je reparte en arrière… je ne vais quand même pas m’attacher trop vite à quelqu’un qui ne le mériterait pas !  Alors que tout bon sens voudrait que ce soit la situation qui entraine une réaction et pas que je réagisse sur de simples cyclones intérieurs complètement fantasmés. Par ailleurs, lorsque je pense à lui je « sais » que ça peut marcher, que si je m’écoute il n’y a (presque) rien qui puisse nous faire de l’ombre hormis mes fameux cyclones peut-être, je le « sais » parce que tout mon être me le dit. Et non, je ne suis pas bêtement amoureuse, je ne suis même pas encore capable de lui dire, parce que pour moi ce n’est pas facile et que de toute façon « je t’aime » est loin de ce que je peux ressentir en pensant à lui. Dit comme ça, ça mérite explication : je veux dire que cet homme est comme une évidence, avec ou sans "je t'aime". Je me suis tellement trompée en le disant ou je me suis tellement trompée en l’entendant, que ces quelques mots n’ont plus la valeur qu’ils devraient avoir pour moi, sauf pour les ladies, qui font effet de boîte à coucou en me le disant ! C’est amusant parce que ni lui ni moi ne le disons, pas avec des mots…comme un challenge : « non, ce n’est pas moi qui le dirais en 1er ». J’adore ça, sauf si bien sûr ça ne vient pas parce que nous ne le pensons pas ! Donc forcément, ça fait peur, donc forcément, j’essaie de trouver toutes les bonnes - et les mauvaises la plupart du temps- raisons pour tenter de prendre de la distance. Donc dès qu’il n’est pas là, les doutes reviennent, jusqu’à ce que les puces repartent avec leur père, et que je change de costume pour passer de maman à « Madame » Princesse San, et la vie de « Monsieur Madame » reprend, enfin, se construit.

Posté par PrincesseSan à 22:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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